Texte Libre

Bienvenue sur StopBlocage, le collectif étudiant de ceux qui veulent faire valoir leur droit à étudier et à aller et venir dans les Universités



Lundi 19 novembre 2007
En-col--re.jpgUn mouvement de protestation monte dans plusieurs Universités françaises. Ce n'est pas directement lié au thème annoncé par le titre de ce blog ; mais ce n'est pas, non plus, complètement étranger, et c'est un sujet qui me tient à coeur. J'ai en effet enseigné quatre ans en fac d'histoire, tout en y étant inscrit comme doctorant ; ce double titre me permettait d'avoir des échanges avec les étudiants comme avec les professeurs (même si les premiers me craignaient et que la plupart des seconds ne m'accordaient aucune importance). J'ai ainsi assisté des premières loges à plusieurs périodes d'agitation estudiantine.

Ces expériences m'ont édifié. Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de vivre de l'intérieur un "mouvement étudiant", voici la chronologie quasiment intangible des faits.

1) Un groupuscule de jeunes gens très idéologisés déterre la hache de guerre pour une raison quelconque. Il s'agit notamment des syndicalistes UNEF, mais ceux-ci étant en général très peu nombreux accueillent bien volontiers l'enthousiasme combatif de militants LCR, anars, altermondialistes, etc. Les seconds ne tarderont d'ailleurs pas à déborder les premiers qui, ironie de l'histoire, se feront in fine traiter de dégonflés par les irréductibles guérilléros rouges et noirs.
Les étudiants mécontents affirment immanquablement que leur révolte est due à des motifs très graves : il s'agit de défendre le modèle français d'enseignement supérieur, d'éloigner de l'Université la convoitise des puissances d'argent, de préserver le principe d'égalité, de sauver la démocratie en danger, etc. Il m'a toujours semblé, cependant, que les mouvements étudiants obéissaient simplement à un réflexe pavlovien d'opposition au pouvoir. Je suis convaincu que si demain, un gouvernement de droite imposait que les présidents d'Université revêtent une toge en poils de lapin lors des réunions plénières, il se trouverait des gens pour crier que non ! pas ça ! pas la toge ! les poils de lapin, c'est le retour de la Bête Immonde ! Et la lutte de s'organiser.
On croit souvent que les étudiants sont manipulés de l'extérieur. En réalité, les étudiants se manipulent tout seuls, en se gavant de grands mots et en s'essayant vainement à rejouer Mai 68.

2) Ce petit groupe tente dans un premier temps de recruter et de convaincre par des moyens classiques : tractage, réunions publiques, affichage, etc. C'est l'ordinaire médiocre du travail politique, dont ne saurait se contenter la jeunesse impétueuse. Aussi cette dernière, constatant qu'elle ne parvient aucunement à ébranler l'apathie de la majorité des étudiants, passe à la phase

3), qui consiste à durcir le mouvement pour décider les indécis et donner un écho médiatique à un mouvement encore microscopique. On convoque donc des AG où l'on rassemble, en rameutant le ban et l'arrière-ban, quelques centaines de personnes sur les 10 ou 15.000 que peut compter la fac.
Il faut d'ailleurs remarquer, sur un plan général, que les agitateurs présentent un profil très particulier.
*Ce sont des enfants des classes moyennes (les rejetons de la bourgeoisie regardent tout ce cirque avec un dédain bien fondé, et les méritocrates issus des quartiers pauvres préfèrent travailler que de discutailler ad nauseam).
*Ils vivent intensément un premier engagement politique et/ou syndical (ce qui les place en porte-à-faux avec l'immense majorité de leurs camarades, qui sont très atones sur ce point).
*Ils sont inscrits en lettres et sciences humaines : les facs de droit, de science ou de technologie ne participent quasiment jamais à ce genre de mouvement. Pourquoi tant d'agitation chez les sociologues et les historiens ? Pour plusieurs raisons. Leurs professeurs sont souvent très à gauche et ne se privent pas de le laisser transparaître dans leurs cours. Le travail et l'investissement des étudiants est souvent moindre, avec, aux partiels, un taux d'échec ou d'absence absolument hallucinant -et ce dilettantisme les rend disponibles pour d'autres activités. Enfin, les principaux, pour ne pas dire les seuls débouchés de ces filières se situent dans la fonction publique, ce qui induit, chez ceux qui les suivent, une mentalité spéciale (pas forcément méprisable, mais spéciale).

4) L'AG ! Ce grand cénacle bouillonnant ! Ô glorieuse AG ! Toi que les "étudiant-e-s en lutte" invoquent à tout bout de champ comme une bouleversante expérience de démocratie directe.
L'AG est une assemblée où un bureau auto-proclamé décrète l'ordre du jour à sa discrétion, donne la parole à qui lui plaît, et n'admet d'autre vote qu'à mains levées. C'est un soviet. Elle décide bien entendu à une écrasante majorité que, face à la surdité du gouvernement, le durcissement de la lutte s'impose comme une triste fatalité. Les "grévistes" (je place l'expression entre guillemets parce qu'elle me paraît relever de la plus parfaite absurdité, s'agissant d'étudiants) se sentent déliés de toute espèce de scrupule par ce vote démocratique : ils n'ont "pas le choix".
Aussi vont-ils recourir à une violence de basse intensité, qui suffit généralement à perturber le bon fonctionnement des cours. Il suffit de mettre un peu de colle forte dans les serrures des salles de classe et d'établir quelques barrages filtrants à l'entrée des bâtiments. Un autre procédé très efficace consiste à chaparder toutes les chaises et à les stocker dans un amphi, où elles resteront sous bonne garde. Les professeurs répugnant à faire leurs cours debout ou assis par terre, les reporteront sine die. Personnellement, je me rappelle avoir réussi à maintenir mes TD dans une Université presque entièrement occupée ; j'accueillais la douzaine d'élèves qui avait le courage de braver les piquets de grève dans mon minuscule bureau. C'était très inconfortable mais nous étions fiers et heureux de nous retrouver dans ce contexte. Un excellent souvenir.

5) C'est une triste loi de la vie démocratique : les gueulards irresponsables se font toujours mieux entendre que les personnes modérées et de bon sens, du moins dans un premier temps. Cette règle s'applique à la puissance dix en milieu universitaire. Les étudiants paisibles se sentent souvent humiliés par la surexposition médiatique de zozos qui ne les représentent en rien, mais ils baissent la tête et se taisent ; beaucoup d'autres décident de prendre leur parti des évènements en s'octroyant quelques journées de repos bien méritées. "Le mouvement s'étend", titre alors la presse, qui croit pouvoir y déceler une vive hostilité aux projets du ministre.
Un cours est annulé, puis trois, puis dix. Les enseignants sont trop divisés pour prendre une position commune face au chaos croissant. Certains sont exaspérés mais impuissants ; ceux qui ont le courage de dire tout le mal qu'ils pensent de ces pitreries sont conspués - et c'est un spectacle vraiment navrant que de voir l'autorité intellectuelle de ces vieux savants tournée en dérision par des coquelets d'une ignorance crasse. D'autres enseignants, d'ailleurs, sont complices des "grévistes" ; et presque tous se réjouissent au bout du compte de voir annuler des cours de premier cycle qui sont pour eux autant de corvées. Voilà du temps gagné pour leurs recherches personnelles.
Le président de l'Université, quelle que soit son expérience de ce genre de situation, commence quant à lui à s'inquiéter ; mais il n'ira jamais, au grand jamais, jusqu'à solliciter l'intervention des forces de l'ordre pour dégager les insurgés à la mie de pain. Car il a bien souvent la coupable faiblesse de "comprendre" ces étudiants.

6) L'impunité totale donne des ailes à la minorité agissante. Des émissaires viennent prêcher la bonne parole dans les cours maintenus, invitant leurs camarades à les rejoindre, et qualifiant de jaunes ceux qui s'y refusent. La fac est bientôt occupée. Les AG s'y multiplient et durent très tard ; on y refait le monde, on y vote des motions sur tous les sujets de la Terre. Ceux qui dorment dans les locaux pour "monter la garde" boivent, fument, baisent. Ils vivent une expérience dont ils se souviendront toute leur vie avec tendresse. Ils sont si jeunes qu'on voit encore du lait sur leurs frimousses ; et ils vivent une grande aventure : jouer à la révolution, c'est tellement plus rigolo que d'user ses fonds de culotte à la BU ! Bref, c'est un rite de passage d'autant plus indispensable qu'il n'y a pas de bizutages dans les facs de lettres.  
A ce stade, les rebelles ont complètement oublié contre quoi ils se battent, mais sont d'autant plus intransigeants. "On ne lâchera rien !" Portées par cette ambiance romantique, de nouvelles recrues se manifestent -sans permettre toutefois aux "grévistes" actifs d'atteindre 1 % des étudiants inscrits.
Parallèlement, les plus radicaux commencent à vandaliser les locaux et invitent des "amis" (SDF, marginaux, délinquants) à les y rejoindre. Dans la faculté où j'enseignais, des artistes anonymes avaient trouvé le moyen de coller des tables et des chaises sur les murs et les plafonds des trois grands amphis. Plusieurs millions d'euros de dégâts au total.

7) Trois ou quatre semaines passent ainsi. Informée par rumeurs de ce qui se passe dans les locaux occupés, la présidence de l'Université se fait de plus en plus de cheveux blancs. Les étudiants neutres commencent à gronder en pensant à leurs partiels : ils n'en ont rien à foutre, de tout ça, ils ne veulent tout simplement pas perdre leur année. Qu'on les laisse travailler un minimum. -Quant aux étudiants hostiles, ils n'hésitent plus à l'ouvrir.
Pour contrer cette vague d'hostilité croissante, les mutins ont recours à des procédés vieux comme le monde. Les voix discordantes qui s'expriment dans les AG sont couvertes par les huées ; la proposition de recourir à un vote A BULLETINS SECRETS pour décider de la poursuite du mouvement est dédaigneusement rejetée.
Ne pouvant plus argumenter sur le caractère démocratique de leur mouvement, les "grévistes" se placent sur le terrain des principes : ils sont peut-être minoritaires, mais ils défendent l'intérêt de tous, de façon héroïque et quasiment sacrificielle. Ils planent à des altitudes inatteignables.

8) Le gouvernement lâche alors trois grains de lest, en présentant ce geste comme une concession majeure (on abandonne les poils de lapin, remplacés par des poils de loutre). Les "grévistes" ne sont pas dupes, mais beaucoup sont fatigués par des semaines d'activisme, et commencent eux aussi à avoir peur de se planter aux examens. Le groupe des motivés se scinde, non sans un échange de mots aigres.

9) Les jusqu'au-boutistes tentent un baroud d'honneur, qui échoue comme de juste mais qui leur laisse la conscience tranquille. L'une des fonctions essentielles de la grève a été atteinte, avec le recrutement d'une nouvelle génération de combattants. La frustration qu'ils éprouvent commence à fermenter en eux : c'est ce qui leur donnera l'énergie nécessaire, l'année suivante, pour reprendre tout ce barnum à partir du point 1).

En attendant la prochaine crise d'épilepsie, l'Université somnolera dans sa médiocrité. 


C'est on ne peut plus clair : l'Université française n'a pas besoin de nouvelles sources de financement.
par Collectif Stop Blocage -liberté d'étudier publié dans : stopblocage
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Commentaires

coucou c'est juste pour dire que la fac de Dijon vient d'être débloquée et tant mieux :-) bon courage aux autres qui sont encore bloqqués...
commentaire n° : 1 posté par : Nathalie (site web) le: 20/11/2007 19:08:49
Qqun pourrait-il m'envoyer cette photo sur ma boite mail?

Merci par avance

Charles
commentaire n° : 2 posté par : Charles le: 21/11/2007 09:22:18
je constate d'abord, non sans un certain ravissement, que vous avez dégotté un professeur des plus talentueux, fougueux, passionés, pour débiner vos opinions reniflant bon les discours réactionnaires, nilihistes et provocateurs si prisés par le président N.S. et ses camarades.  Ce professeur anonyme, que l'on nommera "Phèdre", en référence à son admirable habileté à emmèler les clichés, les systèmes de représentations, et les symboles, ne me semble au fond pas plus crédible que ces réprésentants syndicaux aux lacunes rhétoriques parce qu'il démontre, sous-couvert de l'étendue de sa science qu'il laisse infuser dans la systématicité des ses certitudes (qui sont des préjugés, puisque Phèdre n'utilise pas la définition des termes et des concepts qu'il use jusqu'à l'os comme un pré-recquis au discours) un formidable mépris. Au troisième point de son argumentation se situe un étiquettage lamentable de ce que Phèdre est proche d'appeller la "classe sociale des agitateurs". En outre, à trop soigner son langage à grand renfort de figures de style flambloyantes et d'ornements nous rappellant son haut statut, l'interlocuteur de Socrate se permet des raccourcis aristocrates bien dangereux : "les rejetons de la bourgeoisie regardent tout ce cirque avec un dédain bien fondé, et les méritocrates issus des quartiers pauvres préfèrent travailler que de discutailler ad nauseam". De quels méritocrates parle donc Phèdre ? Car pour ma part, à l'évocation de ce terme me viennent moins à l'esprit les fantasmes de l'immigré prolétaire qui fournit un tel effort personnel et social qu'il passe outre son statut pour jouir d'un nouveau confort qu'il "mérite" (et par là qui n'a pas le temps pour des futilités comme la discussion politique ou l'engagement) que les hommes politiques français ayant instauré un système de concours d'entrée dans la fonction publique et de corps de l'Etat, plaçant la France au premier rang européén de la logique méritocratique dans ses institutions. C'est ainsi que la savante articulation du discours de Phèdre nous place devant de gigantesques contradictions, qui sont sans doute à ses yeux liquéfiées par son statut de doctorant.
Mon cher Phèdre, je suis effectivement inscrit en L2 psychologie, mais je ne vis pas mon premier engagement syndical ni politique. D'abord parce que je suis engagé dans divers domaines, et ce depuis des temps antérieurs à mes études universitaires (j'interviens en milieux carcéraux pour donner des cours de musique ou des concerts par le biais d'associations, par exemple) et d'autre part parce que je ne vis pas mon engagement contre la loi Pécresse comme politique ou syndical : je le vis comme un engagement citoyen, et démocratique.
Non, mes profs ne laissent transparaître aucun gauchisme, et oui, je travaille et me rends en cours, comme la majorité de mes camarades étudiant en fac de lettres, langues et sciences humaines. Des fillières qui ne contribueront pas, en effet, au prestige financier et à la "saine" concurrence des nos universités, des filières qui ne professionnalisent pas, mais qui développent en nous maturité, connaissances, recul sur le monde, esprit critique, adaptation au milieu, à l'autre, nous fournissant par là les outils intellectuels pour faire face par exemple à de fins rhétoriciens comme Phèdre, pitoyables manipulateurs, démontrant leur savoir-faire et non leur simple savoir.
J'ai le regret de t'apprendre, Phèdre, qu'à Nantes par exemple,  facs de droit et de sciences sont bloquées, et que chez moi à angers, mes amis en fac de sciences ne manifestent pas tout cet élitisme et ce dédain qui te caractérisent, et sont tout aussi engagé que moi contre les semeurs de zizanie dans ton genre, qui se concrètisent sur le terrain par vos confrères de l'Uni qui viennent tracter, discuter, et coller des affiches à la fac (fait bien risible à la dernière AG angevine ; le seul et unique représentant Uni venait de Nantes -et n'avait donc aucune raison de prendre part au vote du blocus ni même au déroulement de l'AG- et a réussi à s'octroyer une dizaine de lignes dans le journal, contre une ou deux pour les syndiqués, avant de s'enfuir d'un amphi bien remonté) c'est à dire prendre part  à "l'ordinaire médiocre du travail politique, dont ne saurait se contenter la jeunesse impétueuse". Et puis, fait amusant, si Phèdre avait visité le site des copains UniAngers, il y aurait constaté que ses ennemis historiens à la mentalité spéciale "publique" (soit dit-en passant, je ne sais pas ce que tu enseignes mais ce genre de commentaires ne me parait vraiment pas à la hauteur du discours supposé didactique d'un professeur) sont au final prisés par la droite étudiante, puisque celle-ci se flatte de recevoir "Gabriel Alibert, élu au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) et étudiant en Histoire à l’Université Paris IV - Sorbonne" pour officialiser sa rentrée.

"L'AG est une assemblée où un bureau auto-proclamé décrète l'ordre du jour à sa discrétion, donne la parole à qui lui plaît, et n'admet d'autre vote qu'à mains levées. C'est un soviet."
Si l'on va dans ton sens, je peux affirmer que votre collectif n'est qu'une organisation de collaborationnistes refoulés, un néo-PPF, une organisation réactionnaire aux amis subventionnés par la majorité dominante, ou encore une nouvelle 'ligue de la pensée française", satellite de l'Uni, petit-fils du Mouvement National-syndicaliste de l'Union française. Il n'y a qu'à voir la liesse de vos copains à Nanterre lors de la charge des CRS ! "Allez les bleus" ! Légion des volontaires français contre le bolchévisme au rapport ! (http://www.dailymotion.com/relevance/search/crs+nanterre/video/x3gyvc_etudiants-confusion-a-nanterre_news)
Je suis sûr que ces comparaisons vont être vécues comme un scandale par Phèdre et ses camarades, mais la comparaison "étudiant participant à une AG" et "bolchévik" est tout aussi polémique.
Le pire est ce sentiment de gloire ressenti par ceux qui "bravent" le blocus, qui (dois-je le rappeller) a été voté, comme s'ils pouvaient l'espace d'un instant sentir au bout de leur doigt la force obscure de la résistance si vantée par papy, cet engagement libertin qui viendrait les dépuceler de leur patriotisme aveugle s'ils s'aventuraient à trop regarder sous sa jupe, cette proximité soudaine et coquine avec l'érection populaire les conforme dans leur impuissance, et c'est de ça qu'ils jouissent. Si les AG sont des soviets alors les anti-bloqueurs sont des éjaculateurs précoces, ce n'est pas Phèdre qui me contredira.
Je me permets de noter que si l'on supprime tous les arguments de notre professeur qui sont précédés par "presque tous", "généralement", "quasiment", "la majorité", "sur le plan général", "souvent" et autres termes producteurs de généralisations (qui, force est de le constater, n'induisent aucunes vérités ni arguments pertinents, mais des opinions si génériques et si pauvres qu'il convient des les embellir par des ponctuations latines et autres techniques rhétoriques), il n'en reste qu'un tract réactionnaire, fataliste et sans intérêt. Et si l'on s'aventure à évincer ce ramassis de préjugés de ses certitudes réfutables, (comme celle-ci : "Le président de l'Université n'ira jamais, au grand jamais, jusqu'à solliciter l'intervention des forces de l'ordre pour dégager les insurgés à la mie de pain." allez-donc jeter un oeil par là : http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=3441, http://www.ouest-france.fr/Les-presidents-d-universite-durcissent-le-ton-/re/actuDet/actu_3631-467876-----_actu.html, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-977633@51-972969,0.html, ... ) alors là c'est le plein du vide de Xu Yi. Rien.

J'espère que ce commentaire parviendra jusqu'aux oreilles de l'auteur, Phèdre, et qu'il aura une réponse à me fournir, ma boite mail est une vraie, et elle est là pour ça.

Un dernier lien, pas communiste, ni anarchiste, ni méritocratique, seulement informatif (et convaincant) sur la fameuse loi, dont au final, vous ne dites pas grand chose :
http://www.dailymotion.com/lautrecampagne/video/x3fgh7_universites-le-grand-soir-1
commentaire n° : 3 posté par : Platon (site web) le: 21/11/2007 15:31:33

salut platon


on ne parle pas de la LRU car là n'est pas la question ici. on ne parle que des blocages.


d'autre part, beaucoup de verbiages pour dire que tu n'es pas d'accord avec le point de vue de l'article...et enfin l'auteur de l'article n'est pas membre de stopblocage.

commentaire n° : 4 posté par : rotbi le: 21/11/2007 21:56:48
Platon,

Que de proses pour ne pas dire grand chose.

Je note que tu ne peux t'empécher de faire un amalgame entre les réactionnaires peuplant les machins tels que l'UNI et le collectif SB qui n'existe que parce qu'une minorite peu éclairée (c'est un euphémisme) s'accapare le pouvoir de contestation des étudiants.

Quel dommage que ces pseudo-révolutionnaires dénués de toute forme de courage ou de force de proposition, répliquent ce qui a déjà discrédibilisé toute forme d'alternative au néo-libéralisme au début du siècle : vouloir faire le bonheur des gens malgrès eux.

A la limite un collectif éclairé, transparent et apte à fournir des propositions autres que le tissu de conneries "voté" en AG, aurait largement eu mon aval pour foutre la merde.

Mais là désolé (tu vas me traiter d'élitiste sans aucun doute) je n'ai jamais perçu le moindre signe d'intelligence parmis les bloqueurs. Au contraire les débats en AG respirent la médiocrité et la monotonie.

Le pire dans tout cela, ce qui m'a tellement exaspéré durant les blocages CPE au point que j'ai mis ma vie personnelle de côté (y compris les cours, au contraire de tes amis qui acceptent de protester à condition de ne pas être pénalisé => d'où le blocage comme cela personne ne va en cours) c'est que ce mouvement fait un mal fou aux idéaux d'extrème gauche.
Personne n'est dupe, il s'agit d'un mouvement organisé (même très organisé) par un pot pourri de divers groupuscules d'extrème gauche.... Déjà que les goulags font qu'il est difficile de parler du communisme comme d'une alternative crédible au néo-libéralisme, mais avec de tels agissement, qui rappellent furieusement les erreurs du passé, les idéaux d'extrème gauche s'en trouvent d'autant plus décridibilisé.

J'estime que le principe même du libéralisme a fait son temps et est clairement inadapté au contexte contemporain (le fait que chacun défende ses intérêts n'assure manifestement pas une amélioration de l'intérêt commun.)

J'estime que la démocratie représentative a fait son temps et ne représente plus que les intérêts de ceux qui la dirigent.

J'estime qu'il est temps de rouvrir le débat clos par les pères fondateurs de la constitution américaine, car aujourd'hui (contrairement à la fin du 18ème) nous disposons de moyens techniques permettant la mise en relation de millions de personnes de manière interactive, autrement dit nous disposons de la possiblité d'une démocratie non-représentative car participative  (cf athènes...comme tu dois savoir "platon")

Et surtout j'estime que les types qui bloquent les facs font perdre du temps et de la crédibilité aux gens comme moi, qui souhaitent clairement trouver, et le cas échéant, imposer aux classes dirgeantes actuelles, la mise en place d'un système alternatif à celui mis en place  au cours  du 19ème.

En conclusion tu n'as pas compris gd chose. Ce n'est pas les " réactionnaires, nilihistes et provocateurs si prisés par le président N.S. et ses camarades" (pour te citer) qui voient d'un mauvais oeil votre mouvement pathètique. Bien au contraire ils s'en frottent les mains.

Interesse toi aux résultats des élections étudiantes post CPE...tu découvriras que l'UNI n'a jamais été aussi présent dans les CA.

Mon pauvre Platon tu commence à te faire vieux...
commentaire n° : 5 posté par : Charles le: 22/11/2007 11:06:46
je trouve que c'est un peu trop généralisé comme article genre: profil très particulier:gens de classes moyennes nan ça peut être des personnes de toutes sortes riches,pauvres,voilà il ne faut pas faire une généralisation.Je ne dit pas que je suis pour le bocage,moi personellement je m'en fiche un peu du LRU moi ça ne me dérange pas je suis très docile.Mais bon ne faites pas un profil type comme les profilers du FBI lol ça peut ête n'importe qui qu'il soit de classe moyenne,élevée ou milieux populaires...
commentaire n° : 6 posté par : miss-univ le: 22/11/2007 15:42:57

Les commentaires sont là pour commenter, n\\\'est-il pas ?
Mon commentaire se limitait donc à commenter l\\\'article du professeur Phèdre (factice?) que je juge (et il n\\\'en tient qu\\\'à moi) médiocre, outrancier et réactionnaire.

Je m\\\'en tape, moi, que Phèdre ne fasse pas partie de votre ligue, le fait est qu\\\'il est l\\\'auteur d\\\'un article assez conséquent de votre site, article d\\\'ailleurs bien plus "pourparlant" que mon commentaire.

Les collectifs éclairés dont tu parles, Charles, existent bel et bien, et ils n\\\'attendent que toi pour foutre la merde. Je te laisse le soin de les dénicher, mais t\\\'en cite tout de même un : ATTAC (qui n\\\'a pas pour vocation de foutre la merde, mais qui organise des discussions autour de thèmes sociétaux, économiques, mais pas politiques, majeurs, et qui commence à acquérir une force de proposition bien moins limitée que vos "stoppons les blocages!"). Et si tu aimes les mouvements alternatifs « intelligents », interesse-toi aux actions de Kenny Arkana (même si, comme moi tu n\\\'apprécie pas sa musique), dont elle parle ici http://www.lehiphop.com/interviews/itw106-par_pamsiste.html

D\\\'autre part, je te trouve pour le coup aussi méprisant que ton copain professeur, quand tu parles des étudiants mobilisés. Au lieu d\\\'user et d\\\'abuser de périphrases à la sauce JT 20h sur TF1 ("minorite peu éclairée (c\\\'est un euphémisme)", "ces pseudo-révolutionnaires dénués de toute forme de courage ou de force de proposition", "je n\\\'ai jamais perçu le moindre signe d\\\'intelligence parmis les bloqueurs", "les débats en AG respirent la médiocrité et la monotonie."), expose-nous donc ta conception de l\\\'engagement, puis des droits et acquis sociaux, et enfin de la légimité qu\\\'un gouvernement peut avoir à les restreindre. Parce que tu sais, je fais partie des bloqueurs, ainsi que mes amis, ma copine, mes frangins, et te voir dénigrer mes proches par les mêmes mots que ceux des élus ne m\\\'aide pas à concevoir le collectif que tu représente comme non-réactionnaire, ou tout simplement digne d\\\'intérêt.
D\\\'autant que tu as l\\\'air de hiérarchiser les gens, pour ce qu\\\'il s\\\'agit de leur crédibilité, selon des critères qui t\\\'échappent. En effet, si tu trouves les AG médiocres et monotones, il n\\\'en tient qu\\\'à toi de contribuer à leur renouveau, pourquoi pas d\\\'en organiser avec tes amis, et d\\\'y foutre le feu (puisque la distraction a l\\\'air au moins aussi importante pour toi que la validité du débat) ! Lorsque tu seras en capacité de représenter une cause devant une foule de gens qui ne pensent pas tous comme toi, de mener un débat pendant plusieurs heures et de parvenir à un accord commun quant aux modalités d\\\'action, tu prendras peut-être du recul sur l\\\'image préconçue du leader-minoritaire-d\\\'extrème-gauche, image que tu as gobée aussi vite que le discours de Phèdre, comme un verre de grenadine. Car je ne suis ni leader, ni minoritaire, ni lié à un parti, ni syndiqué, et pourtant je suis bloqueur, non pas pour faire ton bonheur malgré toi, mais parce que je considère les seules manifestations comme inefficaces, et le blocage intéressant car permettant d\\\'une part aux boursiers de le rester tout en manquant des cours, et d\\\'autre part à l\\\'ensemble des étudiants de plusieurs fac ( en l\\\'occurence aujourd\\\'hui d\\\'une bonne quarantaine) d\\\'être mobilisés en continu pour les manifestations, les pétitions, le tractage, les discussions (plus importantes que les débats puisque menant à des accords et non des vainqueurs), et tous les modes d\\\'actions contribuant à l\\\'amplification d\\\'un mouvement, à son poids médiatique (et donc politique). Je ne m\\\'étendrais pas sur le sujet car je suis convaincu que tu as sous la main des tonnes d\\\'arguments tous cuits, à la sauce UMP, prêts à dévorer tout cru la moindre de mes idées.

J\\\'aimerais, pour finir, revenir sur ceci : " je n\\\'ai jamais perçu le moindre signe d\\\'intelligence parmis les bloqueurs". Tu dois être fin psychologue, toi Charles, pour  établir en moins de temps qu\\\'il ne faut pour le dire un nouveau groupe social, le "bloqueur" et lui attribuer une étiquette cognitive quantitative. Toi, Charles, tu peux juger du haut de tes petits acquis de l\\\'intelligence de tel ou tel quidam ? Qu\\\'en est-il alors de celle des cheminots qui font grève ? De celle des infirmières qui protestent ? Des gendarmes qui s\\\'insurgent ? Alors, qui est le plus intelligent ? L\\\'infirmière ou le gendarme ? Le cheminot ou l\\\'étudiant ? J\\\'espère que tu n\\\'auras pas de réponse à me fournir, et que tu te préoccuperas d\\\'abord de soigner ta propre façade intellectuelle (ce qui te permettra peut-etre d\\\'éviter des barbarismes comme "discrédibilisé", ce qui te DISCREDITE autant que le prétendu manque d\\\'intelligence des bloqueurs).
Car oui, Charles, quant on fait preuve d\\\'un tel mépris, il faut être soi-même irréprochable, sans quoi tu risques de te mettre dans de bien délicates situations.

commentaire n° : 7 posté par : Platon le: 22/11/2007 19:33:05

Cher Monsieur Platon,

Je vous remercie de votre long commentaire, même si je dois avouer que je n'y ai pas compris grand'chose. Que peut bien signifier une phrase comme : "Le pire est ce sentiment de gloire ressenti par ceux qui "bravent" le blocus, qui (dois-je le rappeller) a été voté, comme s'ils pouvaient l'espace d'un instant sentir au bout de leur doigt la force obscure de la résistance si vantée par papy, cet engagement libertin qui viendrait les dépuceler de leur patriotisme aveugle s'ils s'aventuraient à trop regarder sous sa jupe, cette proximité soudaine et coquine avec l'érection populaire les conforme dans leur impuissance, et c'est de ça qu'ils jouissent" ? Il y a certainement des modules d'exégèse du discours divagant en L2 de psychologie, mais étant historien, je ne les ai pas suivis.

Pour répondre clairement aux rares points de votre contribution dont je sois parvenu à saisir le sens :

-vous êtes en L2 et vous avez quelques engagements associatifs ; j'ai été étudiant huit ans, j'ai enseigné dans deux  facultés d'histoire (Nantes puis Dijon), et je travaille depuis trois ans dans un collège de Seine-Saint-Denis -comme je vous invite à venir le découvrir sur mon blog aucollege.over-blog.fr. Il est donc évident que nous n'avons pas tout à fait la même expérience de l'Université française ni du monde social en général. Je me demande même pourquoi je me fends d'une réponse. Mais je suis bon.

-le blocus n'a aucunement été voté : il est imposé par 2 % des étudiants à l'ensemble de leurs collègues. Si, par "vote", vous voulez désigner les mascarades qui ont lieu lors des sinistres AG, votre conception de la démocratie laisse autant à désirer que celle des nervis qui, à Rennes 2, se sont opposés avec des barres de fer à la réouverture des locaux, décidée à une écrasante majorité par un vrai vote -je veux dire à bulletins secrets.

-vous définissez ainsi les facultés de lettres et sciences humaines : "Des fillières qui ne contribueront pas, en effet, au prestige financier et à la "saine" concurrence des nos universités, des filières qui ne professionnalisent pas, mais qui développent en nous maturité, connaissances, recul sur le monde, esprit critique, adaptation au milieu, à l'autre, nous fournissant par là les outils intellectuels pour faire face par exemple à de fins rhétoriciens comme Phèdre", etc. En gros, ce sont des filères où les inscrits se font plaisir, ce qui explique qu'ils aient tant de temps de reste pour faire de l'agitprop. Il est par ailleurs parfaitement légitime de chercher à se faire plaisir, quand on est jeune -comme d'ailleurs à tout âge. Mais je préférerais que les joyeux hédonistes financent eux-mêmes leurs loisirs, plutôt que de solliciter la générosité de l'Etat. Sans doute n'avons-nous pas au demeurant le même point de vue sur la question. Moi, je paie des impôts. Et vous ?

-Il me semble légitime et salutaire que les présidents de quelques Universités se soient enfin, ENFIN ! décidés à solliciter l'intervention des forces de police pour expulser les étudiants en lu-lutte. Ces blocages sont en effet illégitimes et illégaux, et ceux qui y participent ne méritent pas d'autre nom que celui de délinquants. L'intervention des CRS à Nanterre et ailleurs ne fait que rétablir l'ordre de l'Etat de droit. Et ne me dites pas que les victimes de l'horrible répression n'ont pas cherché et espéré la palme du martyre.

Voilà. Ma réponse est brève, et j'espère que vous voudrez bien m'en excuser ; mais dépouillée de son enflure verbeuse, votre commentaire tiendrait en un court paragraphe.

Bien à vous.

commentaire n° : 8 posté par : Devine (site web) le: 22/11/2007 23:52:28
Je pense qu'il faut effectivement s'en tenir à l'essentiel, au-delà des inimitiés personnelles, des divergences de vues politiques et des raffinements du discours.
Plus que le contenu des critiques sur la loi, d'ailleurs difficile à discerner, ce sont les méthodes mêmes des bloqueurs qui me semblent être en cause. J'ai plusieurs questions pour "Platon" :

En quoi est-il légitime qu'une minorité de bloqueurs empêche une large majorité de non-bloqueurs d'aller en cours ? (Un exemple, ce matin à la Sorbonne : 5 ou 6 lèves-tôt se dévouent pour entrer avant 8h dans la fac et bloquer, empêchant ainsi la bonne cinquantaine de leurs camarades qui attendent dehors de rentrer. Mêmes genres de témoignages partout.)

Comment prétendre à une représentativité véritable des AG, qui regrouppent un très petit nombre d'étudiants au regard de l'ensemble des étudiants d'une fac ? D'autant plus que viennent se joindre à ces AG des étudiants d'autres facs et même des personnes qui n'ont rien à voir avec l'université, simplement venus faire passer leur mot d'ordre de mobilisation pour des luttes qui n'ont rien à voir.

Pourquoi les bloqueurs qui se revendiquent démocrates ne veulent ni vote à bulletin secret, ni vote électronique ?

Pourquoi ne pas s'organiser avec les directions d'université pour mettre en place de vrais débats, organisés par une tierce partie neutre ?

Réfléchis à tout cela avec esprit critique, et tu verras qu'un mouvement que tu crois légitime utilise en fin de compte des méthodes complètement autoritaires.

(L'application de la loi, qui figurait dans le projet présidentiel, a en revanche la légitimité démocratique d'une majorité de Français).
commentaire n° : 9 posté par : Augustin le: 23/11/2007 09:56:12
Lundi 26 Novembre

8H

Mobilisation Anti-Blocage à Tolbiac

Venez nombreux
commentaire n° : 10 posté par : Edelweiss le: 25/11/2007 13:30:45
Cher Platon,

Je me dois de répondre, ce qui ne sera pas de tout repos. Au vu du manque de structure de ton dernier commentaire.
Si tu me permet je vais citer certains passages pour y répondre et gagner en clarté et au passage rendre la conversation un peu constructive (car là on est pas en AG)

""D'autant que tu as l''air de hiérarchiser les gens, pour ce qu'il s'agit de leur crédibilité, selon des critères qui t'échappent. En effet, si tu trouves les AG médiocres et monotones, il n\\'en tient qu'à toi de contribuer à leur renouveau, pourquoi pas d'en organiser avec tes amis, et d'y foutre le feu (puisque la distraction a l\\'air au moins aussi importante pour toi que la validité du débat) ! Lorsque tu seras en capacité de représenter une cause devant une foule de gens qui ne pensent pas tous comme toi, de mener un débat pendant plusieurs heures et de parvenir à un accord commun quant aux modalités d'action, tu prendras peut-être du recul sur l'image préconçue du leader-minoritaire-d'extrème-gauche, image que tu as gobée aussi vite que le discours de Phèdre, comme un verre de grenadine"

Dommage Platon mais tu t\\\'adresse à qqun qui s\\\'est exprimé à plusieurs reprises à l\\\'AG de jussieu durant le CPE. (sous les huées biensûr, prérequis à tout débat éclairé) Malheureusement  la  personne chronométrant  les interventions ne le faisait que pour moi  avec arrachage de micro systématique au bout de 2 min pile. (anecdote : j\\\'ai  demandé une fois à un journaliste de chronométrer les interventions pour qu\\\'il réalise cet état de fait : lorsuqe la "tribune s\\\'en est aperçue ils ont un peu paniqué et expliqués au type qui parlait à ce moment là qu\\\'il fallait stopper les 2 min étant passé. Réaction de l\\\'orateur "hein quoi? mais arrêter j\\\'ai tjs pu parler autant que je voulais!" on se marrait bcp de voir la panique provoquait par le fait que la tribune devait faire respecter le temps de parole même aux gens pour le blocage! La solution est vite venue : dehors mr le journaliste vous n\\\'étiez pas invité!)


"et le blocage intéressant car permettant d\'une part aux boursiers de le rester tout en manquant des cours,"

Bel exemple de mauvaise foi : d\\\'une beaucoup de cours sont assurés malgrès le blocage (et oui!)
deux, gt boursier durant le CPE,  mes cours étaient assurés et je n\\\'y pas étais car je ne pouvais pas rester dans mon coin au vu de ce qu\\\'il se passait sur le campus. Dzl de t\\\'apprendre que ma bourse n\\\'a jms été suspendu (un complot UMP sans aucun doute)

D\\\'ailleurs je note qu\\\'il t\\\'es impossible de concevoir le fait que l\\\'on puisse etre effaré par ce pseudo-mouvement de blocage sans être de droite....Cela ne m\\\'étonne pas

Enfin la médiocrité des AG je l\\\'ai découvert à force d\\\'y perdre mon temps. Il est même clair que le caractère redondant et inintéressant des débats ayant lieu pendant plusieurs heures est sans aucun doute penser pour ecoeurer l\\\'étudiant lambda de venir tous les jours (car il n\\\'a pas le choix) pour voter (et au passage se faire insulter s\\\'il n\\\'est pas d\\\'accord avec la tribune)

Enfin ton chiffre sur les facs bloqués est amusant. Combien d\\\'étudiant grévistes dans toute la France? Ne trouve tu pas étrange que tout référendum sur la question donne une large majorité aux personnes ne validant votre mode d\\\'action


Mais tu te trompe lourdement sur mon compte, c\\\'est avec un a priori favorable que je me suis intéréssé à ce qu\\\'il y avait derrière le mvt gréviste étudiant lors du CPE. Et lorsque je dis que "" je n\\\\\\\\\\\\\\\'ai jamais perçu le moindre signe d\\\\\\\\\\\\\\\'intelligence parmis les bloqueurs" c\\\'est de la simple lucidité.

D\\\'ailleurs elle vient d\\\'où ton expression "étiquette cognitive quantitative"?? Pcq, manque de pot pour toi, je fais une thèse en sciences cognitives et à mon sens cela ne veut rien dire.

Bref mon com va aussi manquer de structure

On peut se voir si tu veux, sans animosité aucune (ATTAC j\\\'aime bien le principe)

Charles
commentaire n° : 11 posté par : Charles le: 26/11/2007 18:27:15

Génial  !


C'est la meilleure analyse sur les blocages universitaires que j'ai lu.


Je suis étudiante en histoire également à Rennes II .. , vous enseignez où ?


Agnès

commentaire n° : 12 posté par : AgnÚs le: 27/11/2007 00:08:17
purée, les commentaires sont longs ici, mais tant mieux ! que de violence dans ces echanges entre pro et anti bloqueurs, je vous souhaite de ne pas vous rencontrer, ça degenererait surement... moi je n'ai qu'une chose a proposer : au vu qu'il est nettement plus simple de constater et analyser une situation, je vous propose a vous anti bloqueurs (je suis helas pro blocage, mais pas encarté ou syndiqué et je ne me considere "que" comme de gauche, sans m'affilier d'office a tel ou tel parti), de trouver une alternative au blocage, qui bien entendu puisse se reveler aussi efficace (au niveau rapport de force avec le gouvernement je veux dire) tout en vous permettant d'etudier (et nous aussi bien sur) dans des conditions normales. trouvez-en une (moi je n'en vois pas), nous savons tous defendre nos idées, mais qu'en est-il de l'esprit creatif et de reflexion des etudiants, nous qui sommes sensés etre la generation suivante ?
commentaire n° : 13 posté par : wayne le: 02/12/2007 23:34:36
merci de ton commentaire mesuré, ca fait plaisir! pour ce qui des solutions alternatives, SB  ne donnera pas officiellement son avis: notre role est de combattre les blocages des universités.

personnellement je ne vois pas pourquoi, alors que les bloqueurs empeche les étudiants d'étudier pour diverses raisons, les étudiants bloqués devraient trouver de nouvelle solution pour les étudiants mobilisés.

c'est un peu vouloir le beurre et l'argent du beurre: on est bloqué; on veut retourner en cours, la mobilisation estudiantine, quelle qu'elle soit ne justifie pas qu'on nous empeche d'aller en cours, et nous n'avons pas à nous soucier de la mobilisation!

ce que je veux dire par la, c'est que personne ne peut nous obliger à se battre pour une cause, et dans le meme ordre d'idée, à trouver une alternative à un blocage - que nous subissons par ailleurs.
commentaire n° : 14 posté par : rotbi le: 03/12/2007 22:07:05

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