L’AG du jeudi 15 novembre à la Sorbonne a commencé dans une anarchie sans nom. Ils ont encore réussi à me surprendre ! Moi qui croyait avoir tout vu… Il n’y avait pas de micro. Nous avons donc assisté à la controverse sur « faut-il poursuivre ou non »1… Amusant.
Je vous passe le vote de la tribune, de l’ordre du jour… Sans surprises. Je crois que je vais aussi esquiver le compte rendu des débats qui n’ont rien apporté de bien nouveau, pas même le plaisir de voir l’AG siffler des représentants de l’UNEF…
Quelques sujets hors la loi Pécresse : les blocages d’ailleurs, la surveillance policière et la violence des CRS, les manipulations du gouvernement qui veut monter les étudiants les uns contre les autres afin de diviser le mouvement par des moyens insidieux2…
Je ne m’étendrai pas sur les prises de bec concernant la clôture des listes d’intervenants pour chaque point de l’ordre du jour, les « vous nous volez notre AG !3 » lorsqu’un UNEF propose la négociation…
Puis, nouvelle situation réjouissante : le micro arrive. AAAHHHH ! Enfin ! (Il est vrai qu’on n’entendait rien…) Accompagné du commentaire de « l’autorité tribunale » : « C’est les gens de la sécu qui ont insisté pour qu’on ait un micro, alors no casse, hein !4 » complété par « on a eu le micro parce qu’on a fait pression à l’administration, on a expliqué que ça allait déborder sin on n’avait pas de micro… »5
Après une altercation assez violente vers et sur la tribune au moment de voter les « décisions » parce qu’il y avait controverse sur le déroulement de la suite de l’AG6 (ne valait-il pas mieux parler avant d’une délégation à la « coordination nationale » ?) on décide de voter pour savoir si on vote les décisions (si !). Résultat positif.
Ont été votées les motions suivantes :
Après cela, je suis restée un peu pour leurs mandats à la « coordination ». Pas jusqu’au bout, mon sens de l’humour a des limites…(Et puis… ah oui, c’est vrai, j’ai des concours en fin d’année… Ben oui, je ne pense qu’à moi, je pourrais les laisser bloquer quand même…) C’est fatiguant à force. En gros, ils étaient d’accord pour un mandat impératif, ce qui vaut mieux vu l’extrême largeur de l’éventail de leurs opinions et revendications. Mais du coup, cela pose encore plus la question, nonobstant l’illégitimité de leur action, de son efficacité. Ils n’auront jamais pu se mettre d’accord sur des revendications précises. Je me demande à quel point ils ont pu faire des concessions puisqu’ils sont contre toute négociation. Le communiqué de la « coordination » nous en informera…
Peut-être que ces blocages sont utiles et vont réussir à faire en sorte que les choses ne soient pas pires pour nous. Je crois que cette tentative vaut bien unpeu quelque sacrifices, c\\\'est pas 2 ou 3 semaines de cours en moins qui va mettre en péril notre vie future. Essayons juste d\\\'être unpeu tolérent, ils veulent faire leur révolution, ils ont juste envie que le monde soit unpeu meilleur, juste sur ce point là on peut laisser leur chance d\\\'espérer. Soyons tolérant et quand même solidaire, on est tous étudiant.
Ce qui m\\\'a vraiment atristé c\\\'est de voir d\\\'autres étudiants aplaudir des CRS dégager d\\\'autres étudiants, il y a bien un malaise entre nous qui reflète peur-être unpeu celui de la société.
Vous le savez tous comme moi lorsqu\\\'on rate des cours il y a toujours une solution. Je sais bien que notre but est d\\\'étudier mais vous ne croyez pas qu\\\'on est suffisament fragile comme ça, et on a tous tendance à s\\\'isoler, à se diviser, parler, essayer de comprendre et il faut apprendre à faire des concessions. J\\\'appelle juste à unpeu de tolérence, ils ne bloquent pas toute l\\\'année. Les temps sont suffisament dures et les tensions assez dures. Nous voulons tous la même chose même si nous sommes pas tous d\\\'accord sur la façon d\\\'y arriver, mais on peut les laisser essayer, ça ne va pas nous coûter notre vie ou notre avenir. Si ils ont raison, ça ira unpeu mieux pour nous tous et tant mieux, sinon on aura perdu unpeu de temps mais ce n\\\'est pas la mort.
tu remarquera aussi que si les bloqueurs voulaient se faire charger par les CRS, il ne pouvaient pas mieux s'y prendre (sachant que ceux ci étaient deja venu la veille et que tout le monde savait qu'ils allaient passer le lendemain).
par contre pour ce qui est des blocages, il n'ont aucune réelle jusification, et certainement pas celle de permettre aux bloqueurs d'assouvir leur désirs de romantisme révolutionnaire.
pourquoi? parceque personne n'a qualité à imposer une décision pareille aux étudiants hormis les représentants de l'état. c'est net.