ntre six cents et huit cents étudiants (selon les sources), réunis mercredi 9 mai en assemblée générale à Paris-I Panthéon-Sorbonne, ont voté la grève et le blocage du site de Tolbiac pour protester contre les réformes universitaires annoncées par Nicolas Sarkozy avant son élection. Il suffit de bloquer les ascenseurs des tours de l'université qui donnent accès aux salles de cours pour en interdire tout accès.
"On va aller dans les TD [travaux dirigés], faire descendre les gens et bloquer les accès", a expliqué un membre de la CNT (Confédération nationale du travail). Durant l'assemblée générale, de nombreux membres du principal syndicat étudiant, l'UNEF, ont fait part de leurs réserves quant à l'hypothèse d'une grève et d'un blocage, alors que Nicolas Sarkozy n'a pas encore accédé à la présidence de la République.
Interrogé par le site Internet de LCI, Bruno Julliard, le président de l'UNEF s'est dit "opposé" à cette contestation qu'il juge "contre-productive". "On pense qu'il faut respecter le résultat du suffrage. D'un point de vue démocratique, personne n'a la légitimité de contester ce vote, explique-t-il. On ne peut pas contester une réforme qui n'existe pas. C'est le meilleur moyen de crédibiliser le futur travail des syndicats lors des négociations."François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur, a aussitôt demandé au président de l'université de Paris 1 de "prendre toute mesure pour assurer la liberté d'accès au site et la continuité du service public." Il considère dans un communiqué "comme profondément inadmissible qu'une minorité d'extrémistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en œuvre du programme du président de la République".
Dernière manifestation prévue ce vendredi à 14h00 place de la Sorbonne. Le but est de montrer le mécontentement des étudiants (maintenant que tout le monde est là) devant les multiples blocages et que nous voulons que ça ne se reproduise pas. Pas de slogans, pas de politique, faites du bruit…
S'il n'y a pas de blocage, qu'à cela ne tienne, nous serons là pour fêter dignement la reprise normale des cours, et montrer aux bloqueurs que la place de la Sorbonne ne leur appartient pas davantage que l'université.
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